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Les « hip dips », ou creux de hanche, désignent la dépression visible sur le côté de la silhouette, entre le haut de la hanche et le haut de la cuisse. Très répandus et parfaitement normaux, ils sont devenus une demande fréquente en chirurgie esthétique depuis que les réseaux sociaux ont popularisé la silhouette en « sablier » aux courbes continues.

Cet guide explique leur origine, pourquoi le sport ne suffit pas à les effacer et quelles techniques permettent de les corriger durablement.

Qu’est-ce qu’un hip dip exactement ?

Le creux de hanche se situe en regard du grand trochanter, la saillie osseuse du fémur, juste sous le bord de l’os iliaque. À cet endroit, la courbe latérale du corps n’est pas continue : elle marque un retrait avant de repartir vers la cuisse.

Ce retrait n’est pas un défaut acquis. Il résulte de la façon dont trois structures s’articulent :

  • Le squelette : plus la crête iliaque est haute et le col du fémur long, plus la distance entre le bassin et le trochanter est grande, et plus le creux est marqué.
  • Les muscles : le moyen fessier et le tenseur du fascia lata ne recouvrent pas uniformément cette zone, laissant une dépression entre leurs insertions.
  • La graisse sous-cutanée : la répartition du tissu adipeux est génétiquement déterminée. Certaines femmes stockent sur les hanches et masquent le creux ; d’autres stockent ailleurs et le révèlent.

Le creux est donc une question d’anatomie, non de poids ni de condition physique. Une femme très sportive et une femme en surpoids peuvent toutes deux présenter des hip dips marqués.

Pourquoi le sport et les exercices ciblés ne les font pas disparaître

Les programmes d’exercices « anti hip dips » qui circulent en ligne promettent de combler le creux en musclant le moyen fessier. Le raisonnement est partiellement fondé : un moyen fessier développé arrondit effectivement le haut de la fesse. Mais le creux se situe précisément dans une zone où aucun muscle ne peut gagner en volume, entre les insertions musculaires et contre l’os.

L’entraînement améliore la tonicité globale et peut atténuer légèrement le contraste, mais il ne change ni la forme du bassin ni la répartition de la graisse. Pour les patientes dont le creux est principalement osseux ou lié à une absence de graisse locale, seule une intervention apportant du volume dans la dépression elle-même peut donner un résultat visible.

Le lipofilling des hanches : la technique de première intention

Le lipofilling, ou transfert de graisse autologue, est aujourd’hui la méthode la plus utilisée pour corriger les hip dips. Il consiste à prélever de la graisse par liposuccion douce sur une zone donneuse, à la purifier, puis à la réinjecter en couches fines dans le creux latéral.

Déroulement

  1. Prélèvement : la graisse est aspirée au niveau de l’abdomen, des flancs, de l’intérieur des cuisses ou des genoux, selon les réserves disponibles.
  2. Préparation : la graisse est centrifugée ou filtrée pour éliminer le sang, l’huile et les liquides d’infiltration.
  3. Injection : à l’aide de canules fines, la graisse est déposée en multiples passages dans le creux, sous la peau et dans les plans musculaires superficiels, pour favoriser sa prise.

L’intervention dure de 1 h à 2 h selon la quantité de graisse à transférer. Elle se pratique sous anesthésie générale ou sous sédation, le plus souvent en ambulatoire. Entre 150 ml et 400 ml de graisse sont injectés par côté.

Suites et résultat

Un gonflement et des ecchymoses sont présents durant deux à trois semaines, aussi bien sur la zone traitée que sur la zone de prélèvement. Le port d’un vêtement de compression est recommandé pendant quatre à six semaines. Il est conseillé d’éviter de dormir sur le côté et de comprimer les hanches durant le premier mois, pour ne pas écraser la graisse greffée.

Une partie de la graisse injectée ne survit pas : la prise se situe en moyenne entre 50 et 70 %. Le résultat définitif s’apprécie vers le troisième mois. Une seconde séance est envisagée si le volume obtenu est insuffisant ou si le chirurgien a volontairement limité la quantité lors de la première séance.

Avantages et limites

  • Résultat souple et naturel, sans corps étranger.
  • Affinement simultané de la zone de prélèvement, ce qui renforce le contraste taille-hanches.
  • Nécessite une réserve graisseuse suffisante : les patientes très minces ne sont pas toujours de bonnes candidates.
  • Le volume varie avec les fluctuations de poids ultérieures.

Les implants de hanche : l’alternative pour les patientes minces

Lorsque la graisse manque ou que le creux est trop profond pour être comblé par un seul lipofilling, un implant en silicone solide peut être placé dans la dépression. Contrairement aux implants mammaires, il ne s’agit pas d’un gel mais d’un bloc souple, non susceptible de fuite.

L’implant est introduit par une incision courte dissimulée dans le pli fessier ou au niveau de la ligne de maillot, puis positionné sous le fascia ou sous le muscle moyen fessier pour qu’il reste stable et invisible. L’intervention dure environ 1 h à 1 h 30 sous anesthésie générale, avec une nuit d’hospitalisation.

Le volume obtenu est immédiat et stable dans le temps. En contrepartie, l’implant comporte les risques habituels des prothèses : déplacement, contracture de la capsule, infection, et nécessité éventuelle de reprise chirurgicale. Le choix d’une taille modérée et d’une forme adaptée au creux réduit ces risques et évite un aspect artificiel.

Les injections d’acide hyaluronique : une option temporaire

Pour les patientes qui souhaitent tester un comblement sans chirurgie, des gels d’acide hyaluronique volumateurs peuvent être injectés dans le creux. Le geste se fait en consultation, sous anesthésie locale, et le résultat est visible immédiatement.

Cette option présente deux limites importantes. Les quantités nécessaires, souvent 50 ml à 100 ml par côté, en font une solution coûteuse. Et le produit se résorbe en 12 à 24 mois, imposant des retouches régulières. Elle est surtout utile pour visualiser l’effet d’un comblement avant de s’engager dans un lipofilling ou une pose d’implants.

Quand le creux vient du bassin lui-même

Chez certaines patientes, le creux paraît profond parce que la hanche est étroite en haut : la crête iliaque est peu saillante et le point le plus large du corps se situe au niveau des cuisses. Combler le creux donne alors des hanches plus pleines mais pas plus larges, et la silhouette reste rectiligne.

Dans ces cas, la correction des hip dips peut être associée à une augmentation de la partie haute de la hanche : lipofilling étendu jusqu’à la crête iliaque ou, pour une modification osseuse, implant de crête iliaque en titane (plastie pelvienne). Le diagnostic de l’origine du creux, osseuse ou tissulaire, est donc la première étape de toute consultation.

Comparatif des options

Option Type de résultat Durée Récupération Indication principale
Lipofilling Naturel, souple Définitif après prise (50 à 70 %) 2 à 3 semaines Creux modéré, réserve graisseuse disponible
Implants en silicone Volume immédiat et stable Permanent 3 à 4 semaines Patiente mince, creux profond
Acide hyaluronique Comblement léger 12 à 24 mois Quelques jours Essai avant chirurgie, correction minime

Peut-on combiner la correction des hip dips avec d’autres interventions ?

Oui, et c’est fréquent. Le lipofilling des hanches est souvent réalisé dans le même temps qu’un lipofilling fessier (BBL), puisque les deux utilisent la même graisse prélevée : la courbe est alors remodelée de façon continue, de la taille jusqu’au bas de la fesse. Une liposuccion de la taille et des flancs est presque toujours associée, car elle accentue le contraste et fournit la graisse nécessaire.

Chaque geste ajouté allonge la durée de récupération et peut imposer des contraintes de positionnement (ne pas s’asseoir directement sur les fesses après un BBL, par exemple). Le programme opératoire se définit en consultation en fonction des priorités et du temps disponible.

Questions fréquentes

Les hip dips sont-ils un signe de mauvaise santé ?

Non. Ils sont une caractéristique anatomique sans aucune conséquence médicale. La correction est une démarche purement esthétique.

Le lipofilling des hanches laisse-t-il des cicatrices ?

Les points d’injection mesurent 2 à 3 mm et deviennent quasi invisibles. Les cicatrices de la liposuccion, de même taille, sont placées dans des plis naturels.

Combien de temps avant de voir le résultat ?

Le volume est visible immédiatement mais majoré par l’œdème. Le résultat réel apparaît entre six semaines et trois mois, une fois la graisse non viable résorbée.

Faut-il refaire l’intervention ?

Dans la majorité des cas, une seule séance de lipofilling suffit. Une seconde séance est discutée si le chirurgien a préféré injecter prudemment la première fois ou si la prise a été inférieure à la moyenne.

Peut-on perdre du poids après un lipofilling des hanches ?

La graisse greffée se comporte comme la graisse de la zone d’origine : elle fond en cas d’amaigrissement important. Il est préférable d’atteindre un poids stable avant l’intervention.

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